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 Alekseï Alkaev

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Alekseï Alkaev
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Date d'inscription : 15/08/2012

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MessageSujet: Alekseï Alkaev   Mer 15 Aoû - 17:55

Alkaev, Alekseï ▲ dossier scolaire

* sans citation fixe pour le moment... *


    INFOS GÉNÉRALES


    → NOM: Alkaev
    → PRÉNOM: Alekseï
    → ÂGE: 33 ans
    → ORIENTATION SEXUELLE: Touche à tout. Dans un cadre humanoïde, évidemment.
    → GROUPE: Personnel
    → VACANT: No
    → AVATAR: Freude by Andrahilde




    INFOS PERSOS


    → ORIGINES(S): Né en Russie, il a effectué l’intégralité de son cursus universitaire au Royaume-Uni, s’est marié avec une anglaise et possède donc la double nationalité.
    → SURNOM(S): Alyosha ou Lyosha pour les diminutifs classiques de son prénom. Et sans doute un tas d’autres sobriquets moins délicats, de la part de nombreux « patients ». Dr. Freud parfois, dans la bouche de certains petits plaisantins à l’humour décapant.
    → AMBITION: Faire son boulot le plus efficacement possible, en dépit de la mauvaise volonté évidente que mettrons probablement beaucoup d’élèves à jouer le jeu.
    → EMPLOI: Psychiatre de formation, au sein du lycée, il occupe la très détestée fonction de psychologue.
    → PHOBIE(S): Brûler vif et les incendies en général. Il n’est pas non plus très à l’aise en voiture, ni dans les endroits trop confinés. Les clowns et les poupées lui filent des sueurs froides.



your look


    CARACTÉRISTIQUES


→ TAILLE: 1m86
→ POIDS: 82 kilos
→ CHEVEUX: Coupés courts, ils sont noirs à la base mais actuellement teints en bleu foncé.
→ YEUX: Noirs.



    SIGNES PARTICULIERS

Aux antipodes du cliché du psy guindé emballé dans un costume de tweed, on trouve Alekseï. Sa dégaine n’impose pas d’emblée l’image d’un thérapeute à l’esprit, il faut bien le reconnaitre. La plupart des gens l’imagineraient plus volontiers zonant dans les rues avec une bande de punks ou occupé à peindre des croutes conceptuelles dont personne ne voudrait, même pour décorer ses chiottes ou pour empoisonner le noël de belle-maman. Avec ses oreilles percées d’anneaux en de multiples endroits, la couleur de ses tifs, son bouc et la cohorte de tatouages divers et variés encrés dans sur la peau, sa photo pourrait figurer au top dix des fugitifs les plus recherchés par le FBI… ou être collée comme définition au proverbe qui conseille « don’t judge a book by it’s cover ».

Ses mains sont couvertes de cicatrices de brûlures assez vilaines, en majeur partie sur leur face supérieure.
Qu’est-ce qu’un mec avec un look plus proche du taulard que du brillant toubib fiche dans le fauteuil du psychologue scolaire, me direz-vous ? ? Eh bien, peut-être que les instances dirigeantes pensaient qu’un gus proche de leur image filerait moins la gerbe au élèves intégrés via le projet Rusty Nails. La théorie reste à vérifier au demeurant, pas sûr qu’il s’en sorte mieux qu’un autre sous prétexte qu’il aurait pu être des leurs.


your psychology


    GOÛTS

Tout ce qui sent le soufre l’attire. Sans doute cette facette un brin autodestructrice de sa personnalité est-elle en partie à l’origine de son autographe au bas du contrat de travail passé avec l’établissement. Quelques vagues explications concernant le projet Rusty Nails lors de l’entretien suffirent à lui donner envie de plonger tête la première dans cet environnement bourgeois qui lui aurait inspiré une aversion épidermique en temps normal.

En dehors de ça, notre homme fume comme un pompier, ne refusera jamais de s’envoyer quelques verres et apprécie la bonne chair. D’ailleurs, détail sans doute appréciable pour la personne qui partage son appartement de fonction, il cuisine plutôt bien.

• Aime : la musique, du blues au classique, en passant par le hard rock et fredonne souvent, peu importe où il se trouve ; l’orage et la pluie ; l’hiver, le froid et la neige qui lui rappellent sa contrée natale ; l’odeur de la peau ; les situations ambiguës et extrêmes ; les animaux, souvent plus que les gens ; les films d’horreur ou fantastiques, ainsi que ceux en costumes d’époque ; bouquiner ; s’isoler ; pioncer ; les fiévreuses nuits londoniennes et les pubs enfumés ; les jeux vidéo et la culture geek dans son ensemble.

• Ne supporte pas : les couleurs flashy ; la superficialité ; l’arrogance naturelle des gens bien-nés ; les patients peu coopératifs qui lui font très vite perdre patience ; le manque d’ouverture d’esprit et de curiosité ; les insectes ; les petites frappes et autres voyous à la manque qui s’en prennent à plus faible qu’eux ; le pognon et les signes extérieurs de richesse impudiquement étalés à la vue de tout le monde.

    CARACTÈRE

Sur le plan professionnel, malgré les apparences, Alekseï s’avère être un bourreau de travail prenant son métier très — voire trop — à cœur. A dire vrai, il s’abrutit de travail pour éviter de se noyer dans ses propres problèmes. La fuite n’est pas une solution qu’il tolère chez les autres et pourtant, c’est celle qu’il a choisie pour arriver à survivre. Une attitude fort paradoxale pour quelqu’un dont le métier consiste en partie à pousser les individus à affronter leurs angoisses, à admettre et digérer leurs douleurs et tenter de régler leurs comptes avec tout ce qui leur pourrit l’existence. Cela dit, ce défaut de jugement n’entrave en rien sa lucidité et ses qualités de thérapeute. Pleinement conscient que beaucoup préfèreraient crever que de passer la porte de son bureau et s’y livrer de leur plein gré, il n’hésite pas à user de méthodes peu conventionnelles pour parvenir à créer un lien avec les plus réfractaires. Quitte à venir les chercher lui-même et à pratiquer à la sauvage, improvisant des séances impromptues à l’air libre ou dans n’importe quel endroit où se trouverait sa cible. Même dans les chiottes s’il le faut. Tant qu’il parvient à faire parler son patient, le cadre lui passe au-dessus de la tête.

Et s’il faut parfois en bousculer un brin l’un ou l’autre, aucun problème. Recourir à des procédures flirtant avec les limites de l’éthique ne le perturbe pas plus que ça, pour la bonne et simple raison qu’il cherche toujours à agir dans l’intérêt de son patient. Le protocole à tendance à l’ennuyer. Depuis le début de ses études, Alekseï le considérait proprement inutile ; une ligne de conduite assommante, malheureusement obligatoire à retenir pour passer les examens avec succès mais trop souvent d’une dramatique inefficacité sur le terrain. A ses yeux, chaque cas étant unique, c’est donc au praticien de s’adapter et non au patient. A l’inverse de beaucoup de ses confrères, ne vous attendez pas à le voir se la péter en dégoisant un vocabulaire technique imbuvable. Ce genre d’attitude hautaine l’insupporte et il a pour habitude de se montrer direct, voire parfois carrément cru. Le blabla new-age, le positivisme niais et la zen attitude, très peu pour lui. Ce n’est pas le genre à bourrer le crâne de qui vient le consulter avec des phrases toutes faites et creuses niant la laideur du monde ou la dureté de l’existence. Pas plus que vous ne le verrez s’apitoyer sur votre sort plus que nécessaire. Compréhensif, certes ; compatissant même dans quelques cas, ça n’empêche qu’il distribuera sans remords des coups de pied métaphoriques au cul si besoin est.

En somme, Alekseï est un psy anticonformiste, aux stratégies contestables par moments mais profondément concerné et passionné par son métier. Disponible à toute heure, les élèves peuvent le tirer du plumard en cas de problème en étant certains de trouver une oreille attentive à leurs tourments.

D’un point de vue plus intime cette fois, la donne est toute autre. Pour commencer, la vie privée est un concept qui n’a plus guère sa place dans la sienne. Ou alors façon fast-food, ses relations s’étant résumées ces derniers mois à une succession d’histoires sans lendemain. La perte de sa femme l’a marqué au fer rouge, creusant profond un fossé entre lui et l’éventualité de s’engager à nouveau dans une relation sérieuse. La culpabilité et le chagrin le rongent de l’intérieur, le poussant trop souvent à se retrancher dans une attitude quasi autistique, bien à l’abris d’un mur qu’il n’a permis à personne de franchir jusqu’ici. Sa tendance naturelle au cynisme s’est renforcée depuis la tragédie, de sorte qu’il se montre fréquemment acide et cruel quand on le pousse dans ses retranchements ou que l’on cherche à établir des liens concrets avec lui.

Pourtant, le jeune homme est loin d’être aussi déplaisant que ce qu’il veut bien laisser paraître. Mais il faudrait beaucoup de patience et d’abnégation — ou un goût prononcé pour le masochisme, c’est selon — pour parvenir à percer la carapace qu’il s’est forgée et atteindre les facettes les plus lumineuses de sa personnalité.

    SECRET(S) ?

Ah, toutes ces choses que l’on dissimule honteusement sous le sceau du secret… Evidemment, Alekseï en garde quelques-unes soigneusement planquées lui aussi. Du genre qui ne plairaient pas beaucoup à sa hiérarchie.

Depuis un certain accident, il sombre lentement dans l’addiction, gobant des médocs à longueur de temps pour endormir les douleurs qui torturent ses mains et son corps ; quand ce n’est pas aux pouvoirs magiques de la morphine qu’il fait appel pour anesthésier ces maux, plus ou moins psychosomatiques, dus au traumatisme subit il y a plusieurs mois de ça. Sujet à des insomnies récurrentes, il compense parfois le manque de sommeil en se poudrant discrètement le nez. Vous devinez aisément pourquoi il n’a aucune envie que ses écarts arrivent un jour aux oreilles de la direction…


    POSSESSIONS

Le doc ne sort jamais sans son kit de survie personnel au fond des poches. Un zippo, un paquet de clopes, un tube d’analgésiques. Dans un tiroir fermé à clef de son bureau se trouve en permanence une bouteille de tord boyaux. Parce qu’il est bien connu que les langues récalcitrantes se délient beaucoup plus facilement une fois un ou deux verres dans le nez. Un étui de cuir plat, format portefeuille, où vient se loger son nécessaire à morphine lui tient compagnie. Mais ça, c’est pour son usage personnel exclusivement. A priori du moins.

Il porte en permanence un anneau en argent, de simple facture, autour de l'annulaire droit. Son alliance en vérité, changée de doigt pour ne pas attirer trop de questions qui entraineraient l’exposition de pénibles souvenirs.


your story


    FAMILY

Du côté de sa famille de sang, tous se trouvent actuellement en Russie. Soit ses parents et une petite sœur, de quinze ans sa cadette.

Sa femme, anglaise, est décédée récemment dans un accident de voiture. C’est du moins ce qui est noté dans le rapport du légiste et un fait avéré, mais pour autant, ce n’est pas toute la vérité. Surtout pas aux yeux d’Alekseï, témoin privilégié du geste suicidaire qui coûta la vie à son épouse et faillit l’emporter avec elle.

    STORY

Le souffle court, la peau couverte de sueur, le dormeur s’agite convulsivement entre les bras de Morphée. Ses mains se crispent sur les couvertures, si fort que les jointures de ses doigts en blêmissent. Il gémit de longues plaintes incompréhensibles, puis se met à hurler, expulsant l’air de ses poumons dans une violente série de cris déchirant le silence et les ténèbres. Après d’interminables minutes, son corps épuisé par le combat qu’il vient de livrer parvient enfin à s’extraire du piège empoisonné du cauchemar dans lequel il étouffait.

Il se réveille en sursaut, les muscles tendus à craquer, les membres tremblants, la gorge douloureusement sèche et serrée. Chaque fibre de son être lui fait un mal de chien. Le sang pulse à ses tempes et une atroce migraine vrille son crâne, comme si un étau en écrasait les os entre ses impitoyables mâchoires d’acier .A demi redressé sur le champ de bataille de son lit, il se force à inspirer lentement, cherchant à calmer le rythme infernal des battements de son cœur. Le calme revient peu à peu, à chaque fois que sa poitrine se gonfle de l’air frais de la nuit, écartant les lambeaux poisseux de rêve malsain qui embrumaient encore ses pensées.

Il a encore rêvé de l’accident. Revue chaque seconde de cette maudite nuit où sa vie a plongé vers l’enfer. Et presque toutes celles d’avant, les images du bonheur des premiers jours et de la longue déchéance qui suivit se succédant en accéléré sur l’écran noir de sa psyché. D’un pas mal assuré, il quitte sa couche, titubant sur le plancher en direction de la cuisine. Un verre. Il lui faut un verre. Deux ou trois même, histoire de reprendre le contrôle. De museler la bête cruelle tapie en lui qui refuse de son montrer miséricordieuse en lui accordant l’oubli.

Une bouteille de whisky et un verre déjà à moitié vide le temps d’arriver au canapé, il s’affale lourdement, les yeux rivés sur la pénombre et le vide. Il sait déjà que l’alcool sera incapable de repousser les souvenirs. Tout juste l’aidera-t-il à en supporter l’amertume, comme s’il observait le passé à distance, enveloppé dans la torpeur abrutissante des vapeurs narcotiques de la précieuse liqueur. C’est toujours mieux que rien, aussi vide-t-il son verre d’un trait avant de se resservir et d’allumer une clope, résigné à l’idée de passer une énième nuit sans sommeil.

Dans la lumière blafarde filtrant à travers les fins rideaux tendus aux fenêtres, dansent des ombres accusatrices. Elles murmurent, sournoises et fielleuses, qu’il est l’entier responsable du drame. Que c’est par sa faute qu’elle a commis l’irréparable. Il soupire. Ferme les yeux pour contenir les larmes qui commencent à embuer son regard. Bien sûr que je suis coupable.

L’image d’Elisabeth sur le campus de Bristol le jour de leur rencontre se forme derrière le rideau de ses paupières. Puis défilent les premiers temps de leur histoire, bercés de passion et d’espoirs, au point qu’ils avaient décidé de se marier. De fonder une famille. C’est avec ce rêve stupide qu’elle avait, à cause de son désir impérieux de faire un bébé que tout a commencé à se gâter. Lui débutait les deux ans d’internat qui lui permettraient de s’installer en tant que psychiatre et elle avait décidé d’arrêter ses études pour se consacrer entièrement à ce futur enfant qui ne devait pas tarder à arriver.

Seulement, après maintes et maintes tentatives, ses entrailles demeuraient désespérément vides. La vie refusait obstinément de s’y accrocher. Fausse couche après fausse couche, Elisabeth dépérissait, s’étiolant à mesure que son rêve s’éloignait. Entre les gardes, les stages pratiques et les heures dévolues à étudier, Alekseï n’avait plus beaucoup de temps à consacrer à son épouse, qu’il voyait sombrer peu à peu sans parvenir à lui venir en aide. Tout irait mieux quand il aurait son cabinet. Une fois installé, avec une clientèle régulière et des rentrées d’argent plus substantielles, il pourrait la tirer de ce mauvais pas.

Il l’emmènerait découvrir la Russie, passer du temps dans cette famille chaleureuse et aimante qui l’avait toujours entouré et soutenu. Ca ne pourrait lui faire que du bien, de s’éloigner temporairement de leur appartement et de l’atmosphère moribonde qui y régnait en permanence, les enfermant continuellement avec le spectre de leurs échecs pour unique compagnie. Seuls. Ils étaient tous deux infiniment seuls, malgré leur proximité. Aussi se raccrochait-il à ce projet encore lointain, lui parlant souvent de ce futur voyage comme pour l’assurer que des jours meilleurs les attendaient. Elle acquiesçait, souriant même parfois, esquissant quelques images de ce qu’ils feraient une fois là-bas, des monuments qu’ils visiteraient et des endroits qu’elle aimerait contempler.

Tout n’était qu’illusion en réalité. Son travail au cabinet l’accaparait encore plus qu’auparavant. Et le temps accomplissait son œuvre, continuant à la détruire à petit feu. Jusqu’à cette nuit d’hiver, sur une route de montagne déserte au nord du pays, où Elisabeth prit la décision de mettre fin à leur supplice. Elle avait insisté pour prendre le volant sur la dernière portion du voyage, prétextant qu’Alekseï était trop fatigué et risquait de causer un accident. Il s’était assoupi quelques minutes et au réveil, ses yeux s’ouvrirent sur le visage baigné de larmes de sa compagne. Elle pleurait en silence, le regard absent, perdu dans le vide. Elle ne répondit même pas lorsqu’il lui demanda ce qui n’allait pas, se contentant de murmurer un flot d’excuses décousues en enfonçant l’accélérateur.

La voiture quitta la route, lancée à pleine vitesse. Par réflexe, il tenta de redresser le volant mais elle lutta contre lui pour l’en empêcher, précipitant le véhicule dans le vide. Le monde se mit à tourner à rythme effréné, les cris d’Alekseï noyés par le bruit assourdissant du métal qui frappait la roche, encore et encore. La voiture roulait sur une pente raide, butant contre les troncs massifs des arbres enracinés sur son flanc. Après ce qui lui parut une éternité, la carcasse finit par s’immobiliser sur le toit, stoppée dans course apocalyptique par deux sapins centenaires. Sa vision devint floue, puis les ténèbres l’enveloppèrent. Il avait perdu connaissance et ce fut l’odeur âcre de la fumée qui le tira des limbes.

Le cercueil d’acier commençait à flamber. Malgré la nausée et les vertiges, Alekseï réussi à se dégager du carcan métallique qui l’emprisonnait. Par miracle, il ne semblait pas avoir de fracture. D’énormes contusions et sans doute un léger traumatisme crânien, mais rien qui n’entravait sa mobilité. Il fit le tour de la voiture en courant pour se rendre du côté conducteur et tenter de sortir Elisabeth du brasier qui gagnait en puissance seconde après seconde. Inconsciente et coincée par la tôle déformée, elle reposait la tête contre le volant dans une posture grotesque, telle une poupée désarticulée. Il y avait du sang partout. Les doigts d’Alekseï glissaient en essayant de l’agripper pour la tirer à l’abri des flammes. Il hurla lorsqu’elles virent lécher sa peau de leurs langues avides, meurtrissant ses mains tandis qu’il tentait encore de la sauver. L’odeur de la chair brûlée, le grésillement de sa propre enveloppe en train de fondre et de cloquer sous la température infernale de la fournaise lui fit monter la bile jusque dans la gorge et dans un réflexe, se jeter en arrière pour vomir ses tripes sur le sol enneigé. Il resta longtemps à contempler la danse macabre des flammes, le regard halluciné, incapable de détacher les yeux du bûcher funéraire qui réduisait en cendre tout un pan de son existence.

Sur la route située quelques mètres plus bas, plusieurs conducteurs aperçurent l’incendie et ce fut sans doute l’un d’entre eux qui alerta les secours. Sa mémoire ne se rappelle plus que d’un amas confus de lumière bleutée, de sirènes et de feu, puis de la douleur lancinante dans ses membres qui le tourmentait jusqu’à son arrivée à l’hôpital. Et le vide, l’odieux et insoutenable vide le grignotant de l’intérieur, de concert avec le chagrin et l’amer regret d’avoir échoué à empêcher l’horreur de se produire. Il passa plusieurs semaines en soins intensifs, puis plus de six mois en convalescence, entre ruminations stériles dans l’appartement qu’ils partageaient et les séances de rééducation qui l’aidèrent à retrouver le plein usage de ses mains.

Vivre entre ces murs devenait insupportable. Ses nuits n’étaient plus qu’une valse incessante de cauchemars morbides, où le cadavre calciné d’Elisabeth se relevait et marchait hors des flammes comme un zombi, l’accusant en boucle d’un timbre désincarné de l’avoir assassinée. Il devait quitter cet endroit, sous peine de perdre la raison. Changer de vie. Enterrer le passé derrière lui. Ainsi débarqua-t-il à Londres, pour passer un entretien en vue d’entrer en service dans un lycée pour jeunes de bonne famille. Un endroit à mille lieues de son univers habituel, mais qu’importe. Ici, rien ne lui rappelait Elisabeth et ce serait sans doute suffisant pour reprendre pied. A sa grande surprise, bien qu'il pensait ne pas avoir le profil adapté à l'établissement, on le convoqua une nouvelle fois pour lui faire signer son contrat d'embauche.

Il y a quelques mois qu’Alekseï a débuté ce nouveau chapitre de sa carrière et du semblant de vie qui va avec. Et pourtant, se profile déjà un implacable constat : rien n’a changé en réalité. Les cauchemars sont toujours là. Le vide continue de le bouffer de l’intérieur… tandis qu’il se tue à la tâche pour surtout éviter de se regarder couler.

Il n’a sommeillé que quelques chaotiques heures, rongées de terribles visions et déjà approche l'heure de l'aube qui annoncera une nouvelle journée. La fatigue le fait piquer du nez et sans doute devra-t-il encore s'octroyer un petit remontant pas très légal pour tenir jusqu'au soir. Mais à cet instant, environné par la présence obsédante et suffocante des fantômes du passé, rien ni personne ne saurait le convaincre de retourner se coucher.

Plutôt mourir... que rêver à nouveau.


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Dernière édition par Alekseï Alkaev le Jeu 16 Aoû - 12:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alekseï Alkaev   Mer 15 Aoû - 19:05



Rien à déclarer de ce côté non plus. :) Cette fiche est parfaite. Je m'empresse de te valider, mon petit. \o/

Bienvenue sur Black Velvet !


Maintenant, penses à:

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Délia Gomez
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MessageSujet: Re: Alekseï Alkaev   Mer 15 Aoû - 19:07

Un nouveau !

Un homme, qui plus est ! Ces créatures se font rares sur le forum. ^^'

Bienvenue, amuse-toi, ne disparais jamais et on se revoit sur le jeu ! crazy

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Alekseï Alkaev
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MessageSujet: Re: Alekseï Alkaev   Jeu 16 Aoû - 12:52

Merci à vous deux !

Délia > *vérifie son agenda* Rien de noté dans le futur à la rubrique "disparition subite", c'est bon. *sbaf*
Et au plaisir de se croiser en RP oui naughty
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Délia Gomez
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MessageSujet: Re: Alekseï Alkaev   Jeu 16 Aoû - 22:31

N'importe quand pour le rp lol


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MessageSujet: Re: Alekseï Alkaev   

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Alekseï Alkaev

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