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 Starting point. (PV; Lars T. Jun)

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Elwenn Ashfield
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MessageSujet: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Mer 19 Sep - 12:40



STARTING POINT
A BRAND NEW LIFE



Finalement, j'étais arrivé. Après un long voyage. On m'avait transféré ce matin; depuis la petite cellule ou je m'éclatais à fond -haha-, un gardien belliqueux m'avait pris par le cou et balancé dans un camion. J'avais une tête et des fringues, genre, pas présentables du tout. Le vieux pyjama de la prison et les marques de l'absence de peigne dans cet endroit sordide. Mais bon, j'ai eu le droit à un traitement de faveur. Un lavabo, une brosse à dents, de quoi me changer. D'ailleurs, un truc très chic, à la chemise blanche et pantalon à plis noir, plus cravate et blazer. La classe. Mais pas exactement dans mon style.

Et tout ça dans le camion, je vous jure, un vrai camping-car blindé. Y'avait une fille avec moi, pour me surveiller et tout ça. Ouais, pas le genre de filles toutes mignonnes et fragiles, qui te disent 'Attends, tu as encore un épi, là...". Nan. Une véritable geôlière, en muscles et en os. Dix fois plus carrée que moi, avec une gueule patibulaire et des yeux de fouine. Génial.

Et puis ils ont ouvert les portes, et me voilà à marcher comme un con entre les deux gardiens, dans une jolie petite allée. Je vous présente la fameuse école, ma nouvelle maison. Pas trop mal, à ce que j'ai vu, type BCBG et marbre blanc. Après un bref passage dans le bureau du Directeur, ou je sais pas trop qui c'était -Bienvenue chez nous, travaillez à fond pour devenir quelqu'un, bla bla bla-, on m'a libéré et permis de venir ici. Tel l'étudiant lambda.

Je jetai un regard circulaire sur la pièce. Trois lits. Allez savoir qui pouvait bien résider avec moi. Ils m'avaient mis avec les autres délinquants, non ? Comme une sorte de ghetto. Ou alors, avec deux gentils gamins, histoire de voir si je deviens gentil comme eux grâce à leurs gentilles ondes et leur gentille condescendance.

Hmpf.


Ce serait même pas étonnant. Ils sont pas toujours très fins, les adultes. Je hais déjà cet endroit.

Mon sac avait entre-temps atterrit mystérieusement sur un des lits, bientôt rejoint par mon corps tout entier. Ca faisait du bien de se poser un peu. Je soupirai, fatigué. En fin de compte, c'était pas si pire. J'étais logé, nourri, blanchi. Pas le droit de voir quelqu'un de l'extérieur, mais ça, c'était pas important. J'avais personne à retrouver. Sally, elle était toute vide maintenant. Mon père, si je posais les yeux sur sa sale face, je le démolirais et retournerai en prison direct. Et puis Elinkä, je trouverai bien un quelconque moyen de la voir à l'occasion. Pas de problème.

Je frottais mes poignets, où les menottes avaient tracé des sillons rouges et brûlants. Embêtant. Douloureux, par la même occasion. Avec une grimace, je me relevais et allais passer mes mains sous l'eau fraîche. J'avais été stupide de tirer dessus comme un malade, pour voir si elles se casseraient, aussi. Mais c'était pas que de ma faute. Les créateurs de menottes auraient pu y ajouter de la fourrure. Moult plus agréable à porter.

Je suis tranquille, maintenant. Je suppose que personne ne va venir me déranger ici.
Pas vrai ?



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Lars T. Jun
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MessageSujet: Re: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Mer 19 Sep - 16:25

    Je regardais le soleil, comme ça, sans rien faire, sans rien dire. Et puis il y avait un peu de vent, un peu. Je n'aimais pas quand il faisait aussi beau que ça. Au fond, ça me rappelait trop bien une certaine journée, un certain soir, qui restait là, au fond de mon estomac serré, au fond de mes larmes qui me brûlaient les joues. En soupirant, je me suis levé lentement du banc en bois qui siégeait dans la cour. Les mains dans les poches, je me suis dirigé vers le bâtiment. J'aurais préféré courir dans les rues, de toit en toit. J'aurai préféré rire aux éclats en compagnie de Krys qui me donnait la main pour qu'on ne se perde pas. J'aurai préféré, qu'elle soit encore là.

    Mais tu me manques encore
    Le temps qui passe ne me guérit pas
    J'suis mort il y a longtemps crois moi
    Comment avancer sans toi

    Une impression bizarre m'avait soudainement envahi alors que j'approchai de l'entrée des habitations. Un sentiment qu'on ne peut pas décrire. Il montait dans ma tête et dans mes songes, sans que je ne sache même pourquoi. On dit souvent que ce genre de sentiments sauvages sont un présage. De bonne ou mauvaise augure. Personnellement, je ne sentais rien de terrible à l'horizon, paradoxalement, je ne trouvais rien de passionnant non plus. Peut-être que ça viendra plus tard.

    Est-ce que je me sens bien ?
    J'ai cette sensation dans mon ventre
    Quelque chose approche lentement

    Enfin, le chemin était achevé. Plus que les couloirs, plus que la poignée de porte, et je serais enfin à nouveau isolé de tout ce monde, que je déteste tant. Si loin d'eux. Je voudrais être ailleurs, je voudrais qu'elle soit mon ailleurs même. A son souvenir, je ne peux jamais me retenir de serre dans ma main le foulard jaune que j'ai, aujourd'hui noué à mon poignet. Si je respire assez fort, peut-être son odeur me reviendra-t-elle. J'espère encore, même si, je ne peux sentir rien d'autre que l'air des vivants.

    Que dis-je pour faire dormir ma sœur?
    Et je tombe éveillé et meurs
    Et je n'irai jamais me coucher

    Le couloir n'avait jamais paru aussi long, aussi froid. Et bizarrement, la porte aussi grande. J'avais à nouveau cette impression étrange. Et puis je me suis souvenu. On m'avait prévenu qu'un nouveau arrivait dans la journée, dans notre piaule, à l'italien et à moi. Super, encore moins de place. Ça m’agaçait assez mais au fond, de toute façon, je n'avais aucunement le choix. Mais je pourrais au moins lui rendre un peu la vie impossible. Et puis j'étais enfin arrivé devant la porte du 17. Alors j'ai tourné la poignée, lentement, et je suis entrer.

    A peine dans la pièce, j'avais compris. Adieu le calme, un de plus, c'était des chances en moins de se retrouver seul dans la piaule. Je passais une main nerveuse dans mes cheveux blonds. Je voyais les valises, je voyais une masse étalée sur un des lits. Par chance pas le mien. Je me suis approché, sans rien dire, me penchant légèrement. Et puis c'est venu d'un coup, je l'ai reconnu. Ses yeux d'abord, son visage tout entier, son genre. Lui, que j'avais croisé dans une putain de bagarre, une des pire. Il avait salement amoché Krys d'ailleurs. Il n'avait pas cessé d'y penser depuis. Bizarrement. Agréablement.

    « Putain encore toi...Même ici tu va essayer de me planter comme mon pote ? »

    Toi et moi ça commence mal
    Mais j'ai ton visage gravé
    Depuis que tu nous a fait saignés
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Elwenn Ashfield
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MessageSujet: Re: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Sam 22 Sep - 12:59



STARTING POINT
SO GLAD TO SEE YOU WELL



Fichtre, finalement, quelqu'un était arrivé. Je l'avais entendu de loin, ouvrir la porte, poser son sac, et se diriger vers le coin où je me trouvais, genre en mode curiosité. Je m'interrogeais sur son appartenance, en fait. Je suppose que c'est pas une fille, les dirigeants de cette école acceptent sans doute pas la mixité. Mais, black velvet, rusty nail ? Ce serait marrant de me retrouver devant un petit riche avec des yeux tous gentils et les joues rouges. Quoique dans mon état actuel, j'aurais même pas envie de lui faire peur.

« Putain encore toi...Même ici tu va essayer de me planter comme mon pote ? »

Hmm ? C'est quoi cette entrée en matière belliqueuse ? Moi qui était en train de faire la paix intérieurement... C'était stupide de rêver de tranquillité, pas vrai ? Les prisonniers ont pas le droit d'être seuls, c'est la dure loi d'la jungle. Sinon, imaginez un peu toutes les bêtises que je pourrais commettre ici. Je pourrais casser les miroirs, ou pire, enlever les draps de tous les édredons... L'hooooorreur. Je tournais la tête vers le nouveau-venu, tout en me demandant pourquoi es-ce qu'il me parlait de son pote, que je ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Mais en tout cas, s'il le souhaitais, je lui transpercerai le bide volontiers. Il était blond. Mince. Un peu plus petit que moi, sans doute. Pas mal. L'air furieux. Jouissif. J'en viendrais presque à me demander si j'ai pas un gros problème.

... A croiser ses yeux, des tonnes de souvenirs me revinrent. Enfin, des tonnes, je veux dire que je me souvenais de lui, quoi. Plutôt bien, même... On s'était battus, je crois. C'était ma bande contre la sienne, un soir, et je n'avais absolument aucune idée de pourquoi on s'affrontais. Un véritable chaos. C'était juste un ordre du patron, une débauche de violence pour apaiser nos nerfs, il me semble. Ou peut-être y avait-il une véritable raison à tout ceci. En tout cas, j'en avais rien à fiche. Et maintenant qu'il en parle, j'avais effectivement exercé ma lame sur son copain -ce qui avait pas du trop lui faire plaisir. Je me retrouvais avec un garçon qui me haïssait dans l'habitation, CQFD.

Je lui souris. Du genre « m'adresse pas la parole ou j'te bouffe ». Mais y'avait un truc pas net, qui me tracassait... Le fait que je me souvienne de lui. Pas habituel du tout, la preuve, j'avais déjà complètement zappé la tête à son pote, et à tous les autres. Je le revoyais juste, lui, au milieu de la bataille, avec ses yeux chargés de haine. Epique, comme vision. On aurait pu en peindre un tableau. Un chef-d'oeuvre.

« Pas si tu te tiens tranquille. »

Je baissais le regard sur ma chemise. Et merde. C'est vrai que j'étais habillé tel un pingouin, à base de pantalon de costume & chemise blanche. Et cravate. Je soupirais, à la limite du mortifié. Ca allait ruiner mon image, ça. J'ôtais l'espèce de truc qui me serrai le cou, et la balançai dans un coin de ma chambre. Puis vérifiais discrètement que mon couteau était bien coincé dans ma ceinture. Pile à l'endroit ou je pouvais l'attraper en moins d'une demi-seconde. Et enfin, je m'approchais du mec. Mieux valait mettre les choses au clair tout de suite, non ?




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Lars T. Jun
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MessageSujet: Re: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Jeu 27 Sep - 7:18

Il se demandait pourquoi. Simplement pourquoi il le retrouvait aussi. Il aurait pu le revoir en pleine bagarre, il aurait pu le revoir baignant dans son sang, et même, ça lui aurait plutôt fait plaisir, dans le fond, puisqu'il avait tant fait souffrir son ami. Tant fait souffrir sa bande. Il fronça les sourcils. Il rependait à cette journée, dans un simple regard avec le garçon. Il avait juré qu'il le retrouverait, mais jamais n'aurais imaginé que ça puisse être dans cet endroit. Il était profondément emmerdé, d'ailleurs. Maintenant, qu'allait-il faire ? Le planter sur place ? Impossible, il n'avait rien pour, pas dans l'école en tout cas. Lars soupira intérieurement, et se mordit la lèvre inférieure doucement, la faisant presque saigner. Il n'avait pas encore prit conscience, vraiment de tout ce que ça impliquait, que de le retrouver ici. Mais ça ne serait tarder.

Lars se souvenait de Krys, quand il le regardait lui. Il ne lui ressemblait pas, en rien. Et pourtant, depuis qu'il avait brusquement blesser son ami, le jeune blondinet n'avait pas vraiment cessé de penser à lui. Cette pensée le gênait, quelque part, mais il l'ignorait. Sans doute pensait-il à lui par vengeance, par méprit. Il le croyait autrefois, mais quand il l'avait devant lui, il savait que c'était tout autre chose, sans savoir quoi. Il se demandait même si il le saura un jour, et il soupirait, découragé. Lars remit son écharpe correctement encore de son cou, il lui semblait qu'elle avait encore son odeur de jeune fille, sa Peta.

Enfin, il avait baisser les yeux vers les hanches de son ennemi, en tout cas, soit-disant, ennemi. Il avait froncé les sourcils en trouvant son mouvement de main curieusement étrange. Il cachait quelque chose, ça c'était certain, mais Lars ne parvenait pas à voir ce que c'était, trop bien planqué, trop sombre. Il releva subitement les yeux, mais le geste de défense ne suivit pas, et il se retrouva rapidement, avec la sensation qu'une lame n'allait pas tarder à se coincée contre lui. Il déglutit et froncer les sourcils en fixant l'agresseur.


« Pas si tu te tiens tranquille. »


Lars n'eu aucun mouvement de recul ou de défense. Il n'avait rien sous la main pour répliquer, alors il ne fallait pas tenter le diable plus que de raison. Il ne bougeait tout simplement pas d'un centimère, mais pas par peur. Non car cela faisait déjà bien longtemps qu'il n'avait plus peur de tout ça. Lui aimait l'adrénaline, sentir le sang couler de sa peau, que ce soit le sien ou non. Il aimait les déchaînements de violence où que ce soit et pour qui que ce soit aussi. Lars eu un sourire en coin, il se savait fait comme un rat, et ça l'amusait.

« Tu me fait peur fringué comme un Pingouin ! »
Au final, ils se retrouvaient là comme au beau milieu d'un combat. Et franchement, ça n'avait rien du lieu idéal pour ce genre de choses. Mais tant pis, les représailles et la haine, ça n'avait pas de lieu et de raisons précises. Quand ça devait arriver, ça arrivait, peu importe le reste. Tout le monde s'en moquait bien. C'était comme ça et pas autrement, et il y avait toujours une raison à ça. Il y a toujours une raison à tout.

~ Fais moi mal au nom de mes souvenirs acides.

Krys lui en voudrait sûrement de ne rien tenter. Mais il ne voulait pas risquer de foutre le bordel dans la chambre et tout simplement dans l'école, au final. Alors il ne faisait rien. Il se demandait si lui était réellement armé comme il en avait l'impression ou bien non. Mais pour tout dire, il valait mieux ne pas essayer de le savoir, finalement. On ne sait jamais.


J'ai encore envie de te voir
Encore envie de cette odeur de fer
Qui traîne tout le long des pavés
Puisque ma veine tu aimes trancher ♪
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Elwenn Ashfield
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MessageSujet: Re: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Sam 29 Sep - 13:20



STARTING POINT
YOU MAY STAY HERE



Il avait pas l'air content, ou du moins un peu perdu. Et c'était pas désagréable, avouons le. C'était comme sentir un os craquer sous la pression de ses mains. Je deviens gore quand quelque chose me plaît, je sais. Et je savais aussi qu'il avait remarqué que j'avais attrapé le couteau. (Suite logique d'actions sans rapport.) Le couteau, parce qu'il n'y en avait jamais eu qu'un seul. Le même qui avait blessé son pote. D'ailleurs, y avait-il une probabilité pour que quelques cellules de peau du mec en question soient restées sur la lame, et que si j'en faisait usage sur la peau de mon interlocuteur, elles débarquent, se trouvent bien dans leur nouvel univers et ... J'en étais là dans mes réflexion moult scientifiques quant il a sorti :

« Tu me fait peur fringué comme un Pingouin ! »

J'ai failli m'étouffer. Sérieusement. Heureusement que je m'étais entraîné des années à ne pas contracter un seul des muscles de mon visage quand j'étais surpris. En tout cas, c'était plutôt déstabilisant. A croire qu'il lisait dans mes pensées. Cette remarque m'arracha un sourire -sans que je le veuille vraiment. Raté pour l'impassibilité, cette fois. Un sourire valait mieux qu'un air stupidement surpris, qui était sans doute la pire des expressions qui puisse permettre aux autres de lire à l'intérieur de ta personne comme dans un livre ouvert. Mais c'était marrant, dans le contexte.

Et d'abord, pourquoi il lui plaisait pas, mon costume, hein ?

« Oh, tu m'en vois navré. »

Hors de question de sortir un truc du genre "on m'y a forcé" ou "j'ai pas eu le choix". Ca aurait été la même chose que de hurler "je suis un soumis" du haut d'un immeuble, avec un porte-voix relié à d'immenses baffles et accompagné d'un ou deux éléphants barrissants, ainsi qu'un clown géant. Moult discret.
Il est fort possible que je me fasse des idées, aussi.

Mon cerveau tournait à la vitesse d'un train au galop. Le manche du couteau contre ma paume semblait être devenu un bout de ma main à part entière. Ce qui était foncièrement étrange, comme sensation. Je m'interrogeais, peu sur de ce que je devais faire. Sortir la lame, l'appuyer juste un peu contre son cou ? Comme une sorte de mise en garde ? Ou laisser tomber cette histoire d'intimidation puérile et invitais le gus à prendre un café ? Aller faire un tour dans la salle de bain, tel un touriste s'installant dans sa nouvelle demeure ?

... Un café ? Aurais-je disjoncté ?
Pour éviter de faire une connerie -ça aurait été dommage de laisser passer un occasion en or de faire encore plus mal après, si vous me suivez- j'optais pour l'option "Qu'es-ce que tu fous ici, gamin ?"

« Pourquoi t'es là ? »

... Toi aussi, t'as été forcé de choisir entre prison et académie ? ... Même dilemme qu'un peu plus haut. Le mot "forcé" n'était pas utilisable dans ce contexte. Bref.
J'avais furieusement envie de sortir la lame de ma ceinture. Mais bon, Jean Anglade disait lui-même « Les meilleures choses ont besoin de patience ». (C'était un mec bien, voyez.)



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Lars T. Jun
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MessageSujet: Re: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Lun 8 Oct - 15:38

Il ne savait pas quoi faire. Il ne savait presque jamais, quoi faire, en réalité. Il passait son temps à sécher les cours sans jamais le regretter. Et s'il ne comprenait pas les cours rattrapés, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Il avait l'impression de perdre son temps en cours, l'impression de perdre son temps partout, en fait. Personne ne pouvait lui redonner l'envie de sourire sans fausseté, ni rien. Rien en tout qui ne se trouve dans ce pays, qu'il n'aimait pas, qu'il n'avait jamais aimé de toute façon. Lui rêvait d'ailleurs, il ne pensait qu'à retourner d'où il venait, au chaud dans son pays. Pourquoi vivre si loin de ce qu'on aime. Lui ne le voulait pas, ne le voulait plus. Il n'avait jamais rien demandé. Alors qu'on le laisse y retourner.

Ouais, je voulais partir loin, si loin que même la mer n'aurait jamais pu me rattraper. Si loin que même le ciel n'aurait pu s'étendre jusqu'à moi. Seulement tout ça, c'était impossible, et je le savais bien, tout le monde le sait, c'est fini les rêves de gamins, il faut grandir, j'ai grandis, on a tous grandis de toute manière, alors autant l'accepter. Je pensais pouvoir rêver toute ma vie à m'en aller, et à ne jamais rester coincé sur place. Peu importe où je me serais enfui, il y aurait eu du sang, de la vie. Mais je n'avais pas le choix, il fallait que je reste encore ici. Sans plus personne qui me tienne à cœur, sans plus personne pour me guider vers le bonheur.


« Oh, tu m'en vois navré. »

Désolé pour toi effectivement mec. Non mais comment ils l'avaient habillés franchement. Il avait tout simplement l'air ridicule et rien d'autre. Impossible même de le trouver un minimum élégant, rien que sa tête de chien enragé tranchait avec la beauté du costume. Non vraiment, c'était comique à voir quoique pathétique si on comptait plaindre le costume au passage d'être porté par un abruti pareil. Pourtant, cet abruti là, il m'avait tapé dans l’œil, ce fameux jour, sanglant, mais si beau, parce que je me souviens de tout. Du bruit de sa lame sur la peau de Krys, de la belle couleur du sang qui s'étendait au sol, et puis du regard que j'avais planté dans le sien.

J'ai toujours eu une bonne mémoire, et surtout pour les choses qui me tenaient à cœur. Là, c'était pour lui. Je voulais pas l'admettre au début, mais depuis qu'il avait troué Krys, je pensais souvent à lui. Bizarrement, c'était plus par espoir de vengeance même si je comptais toujours là dessus, c'était tout autre chose. Une envie de le voir, une envie d'adrénaline à ses côtés. Parce que j'étais persuadé qu'ensembles, si on avaient été dans le même clan, on aurait pu en avoir, des beaux combats de rue de chiens à chiens.

Parce que on avaient un peu l'air pareil. Comme tous les garçons qui s'amusaient à de telles choses. Maintenant, je continuais à voir les gars du clan quand je le pouvais, puisque l'école était ma prison à moi. C'était l'enfer, alors que les rues, c'était mon paradis sur terre. Et quand j'avais Krys avec moi, tout était beau. Même si il me manquerait toujours et encore ma Peta. Toujours un manque, toujours une blessure à vif. Et puis j'avais soupiré, pour toute réponse au garçon qui se tenait devant moi.

« Pourquoi t'es là ? »

J'avais eu un sourire en coin quand il m'avait posé cette question. Comme si la réponse n'était pas évidente, sans déconner. Franchement, est-ce qu'il avait une tête à venir dans ce genre d'établissement pour le plaisir ? Mais oui bien sûr, et il adorait aller en cours tout gentillement, suivre et répondre aux professeur quand il les interrogeaient. Non mais honnêtement, n'importe qui pensant ça aurait sérieusement fumé de la moquette pendant au moins deux bonnes heures.

«A ton avis ! Mes parents m'ont foutus ici pour m'empêcher de continuer mon histoire de gang. Comme si ça avait marché... »

J'avais détourné les yeux. Quelle bande d'imbéciles ces deux là, si en tout cas on pouvaient les considérer seulement comme des parents responsables. Je n'avais jamais eu
de souci à revoir mes amis et à continuer de voir le sang couler de leurs mains aux miennes. Ma vie à moi quoi.
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MessageSujet: Re: Starting point. (PV; Lars T. Jun)   Mer 17 Oct - 13:05



STARTING POINT
RAZORBLADE



Putaing, cette situation était à la limite de l'impossible à tenir. Le truc qui clochait, c'était lui, evidemment. Il me stressait, sans que je sache vraiment pourquoi. C'était un sentiment trop confus, trop flou. Comme si un crétin s'était mis à fouiller dans mes tripes sans avoir la délicatesse de m'assommer au préalable. Madre mia.

« A ton avis ! Mes parents m'ont foutus ici pour m'empêcher de continuer mon histoire de gang. Comme si ça avait marché... »

Mes lèvres s'étirèrent encore un peu. On joue les durs, gamin ?
Le gus qui retournais consciencieusement mon estomac avait apparemment décidé de tester un de ces vieux poison sur mon corps. J'avais envie de passer mes nerfs sur mon interlocuteur. L'étriper. Ou mieux, mais on va éviter d'entrer dans les détails. C'était le genre de truc qui m'arrivait de temps à autre. J'étais en train de devenir super gore, autant dans mes actes que dans mes paroles.
Ma mère m'aurait emmené chez le psy, paniquée rien qu'à voir mes yeux. Elinkä y aurait trouvé de quoi s'amuser un peu. Mes soeurs auraient tenté de me distraire. L'autre salaud aurait repris une gorgée de son précieux liquide. Et moi, j'étais incapable de faire le moindre mouvement seul. Cooule.

« O-oh. Tes "parents". T'es un gosse de riches, alors ? »

Ca paraissait évident, finalement. Il avait une tête de petit bourge. Des yeux de gamin qui ont bien vécu. Je ne suis pas en train de dire qu'il n'avait jamais eu mal. Simplement qu'il n'avait pas à s'inquiéter de besoins primaires, du genre... Survivre. Je laissais mes pensées dériver un peu. Qu'es-ce que j'en savais, après tout ? J'étais bien trop confus, pour le moment. Et pire, j'avais envie de sang.
A part ça, y'avait une possibilité que je rackette un peu ? J'étais fauché. Comme d'habitude, en somme. J'allais vraiment finir dans les égouts. Dans le cas plutôt improbable où je serais libre une fois mes études dans cette putaing d'école terminées. J'aurais du poser la question à la juge, mais j'avais préféré m'endormir pendant l'audience. Que de la gueule. Quel con.
Mais ça avait sûrement permis à plusieurs de mes cellules de se régénérer tranquillement, et à mon cerveau de faire le point en paix. Je suppose que c'était le prix à payer, hmm ?

Je me levais. Cette position statique, assis comme un idiot, ça me plaisait pas. Je glissais vers la pièce centrale, m'appuyais contre le montant de la porte. On parlait de moins loin, comme ça, c'était plus... Convivial. Ha. Je n'aimais pas ce mot. Il est trop sournois. Désagréable au possible. Mes nerfs allaient lâcher.
J'avais toujours été comme ça, après tout. Une fois que quelque chose avait bousillé mon équilibre intérieur -ou que ce dernier s'auto-bousillait, tout aussi probable- c'était même plus la peine de tenter de me calmer, de réciter des mantras, ou de me faire bouffer des calmants. Une bombe atomique aurait sans doute fait l'affaire. Quoique, avec les incertitudes expérimentales, il y avait une petite chance que j'y survive sans trop de dégâts cérébraux.
Mais en tout cas, je parvenais à le cacher.

Il fallait que je fasse quelque chose.
Et puis merde, ce stupide costume me tapais sur les nerfs. J'aurais mieux fait de l'enlever -sauf que le gus squattait ma chambre.

« Je vais me changer. Tu tiens à rester ? »

Quand je connaissais les gens, j'arrivais à prévoir à peu près ce qu'ils allaient faire ou dire. C'était une de mes occupations favorites, en fait. Tester, provoquer des situations stressantes ou inhabituelles. Manipuler. Bref, jouer avec ce que les gens ressentaient. Sauf que là, je n'avais pas la moindre idée de ce que le gus allait faire.
Le gus. Je ne connaissais même pas son prénom. Oh, pas que ce soit gênant outre mesure. M'enfin, le gus, c'était pas non plus super esthétique.



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